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Le curcuma : une plante en or ?

Épice iconique de la cuisine indienne, le curcuma est aussi utilisé en médecine traditionnelle. Plein feu sur cette racine jaune orangée, piquante et douce, qui prend soin de notre système digestif et de nos articulations, avec Emilie Lecomte, pharmacienne wellpharma à Hettange-Grande.

Le curcuma : une plante en or ?

Le curcuma, c’est quoi ?

Le curcuma est une (très jolie) plante vivace tropicale originaire d’Inde et d’Asie du Sud-Est qu’on appelle aussi Tulipe de Siam ou encore Safran des Indes. Pour obtenir cette épice de couleur jaune orangé qui rentre dans la composition du curry, du colombo ou encore du ras-el-hanout et sert traditionnellement à teindre le vêtement des moines bouddhistes, on prélève son rhizome (la tige souterraine de la plante), la plupart du temps séché et réduit en poudre. Depuis des siècles, indiens, chinois… l’utilisent pour se soigner.

Quelles sont ses propriétés ?

Le principal actif de la poudre de curcuma, c’est la curcumine. On lui reconnaît d’importantes propriétés anti-oxydantes (protection des cellules contre les dommages causés par les radicaux libres), anti-inflammatoires (ils atténuent la réponse de l’organisme face à une agression de type infection, allergie, maladie auto-immune…) mais aussi antirhumatismales, son action digestive…

Curcuma et digestion

On attribue à la curcumine des propriétés cholagogues (qui facilite l’évacuation de la bile) et cholérétiques (qui active la sécrétion de la bile). Elle aurait la faculté de stimuler la vésicule biliaire, permettant ainsi de soulager les nausées, brûlures d’estomac, ballonnements, flatulences… Le curcuma protègerait également le foie. Des études récentes le proposent pour abaisser le taux de cholestérol sanguin.

Le curcuma quand ça fait mal

On mise aussi sur les propriétés anti-inflammatoires du curcuma pour lutter contre les douleurs liées à l’arthrose ou à la polyarthrite (les Autorités de santé européennes estiment toutefois qu’il ne contribue pas au fonctionnement normal des articulations). Enfin, dans certains cas, il serait bénéfique aux personnes souffrant d’un ulcère à l’estomac.

Dans la pharmacopée chinoise, il est indiqué pour éliminer la stase sanguine (œdème), favoriser la circulation du qi (énergie), stimuler les règles et soulager la douleur.

Le curcuma et moi

Le « truc » pour que ça marche :

Magique le curcuma ? Peut-être… à condition d’être assimilé par l’organisme. Ce qui n’est pas le cas quand on l’avale seul.  Il convient de l’associer à un corps gras pour favoriser son absorption et à du poivre pour optimiser ses effets.

Les doses à connaître : 

L’OMS émet des recommandations différentes selon qu’on consomme le curcuma brut (à choisir bio, impérativement) : 3–9g par jour ; sous forme de poudre (1,5g à 3g par jour) ; ou encore de teinture (0,5g à 1ml trois fois par jour). Dans tous les cas, demandez conseil à votre pharmacien.

Précautions d’emploi

Faute de données fiables, on déconseille aux enfants, femmes enceintes et allaitantes de prendre du curcuma (hors usage alimentaire). Il ne fait pas bon ménage avec les médicaments fluidifiant le sang et est contre-indiqué en cas d’obstruction biliaire.

Date du conseil :
Article réalisé avec la participation de :
Emilie Lecomte