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Zoom sur ... la fasciathérapie

Et si on arrêtait de froisser nos fascias, ça irait mieux peut être mieux ? La fasciathérapie prend soin de ces membranes qui entourent nos muscles, nos organes, nos os et nos viscères et constituent notre « deuxième squelette ». Décryptage avec Isabelle Bertrand, docteure en sciences sociales, praticienne en fasciathérapie à Clermont-Ferrand et membre de FasciaFrance.

Zoom sur ... la fasciathérapie

Un peu d'histoire

La fasciathérapie est issue des travaux du Pr Danis Bois. Dans les années 80, cet ostéopathe développe une thérapie manuelle, sans manipulation, qui sollicite la force d'auto-régulation du corps. Il s'intéresse plus particulièrement aux fascias, ces « enveloppes » qui entourent nos muscles, nos organes ou encore nos ligaments et les relient entre eux. Et base la fasciathérapie sur l' « écoute » de ces tissus pour en rétablir le bon fonctionnement.

Le B.A-BA

Les fascias sont des tissus conjonctifs qui recouvrent nos organes, nos muscles, nos os… à l’instar du péricarde, la membrane qui entoure le cœur, ou de la plèvre, autour des poumons. Ils séparent les différentes structures de notre corps en même temps qu’ils les connectent entre elles. Quand tout va bien, nos fascias sont élastiques, souples. Ça se gâte, en revanche, en cas de stress, par exemple. Dans ce cas, nos membranes se crispent. Tant et tant qu’elles finissent par ne plus retrouver leur souplesse et leur mobilité. D'où des dysfonctionnements en chaine : fatigue, douleurs… Grâce à des pressions douces, exercées à un rythme très lent, le thérapeute restaure l’élasticité des fascias qui reprennent leurs fonctions.

La séance va commencer

Une séance dure 30 à 45 minutes. Le thérapeute commence par interroger le patient sur les raisons de sa visite avant de l’inviter à s’allonger. S’ensuivent un temps d'écoute tissulaire (avec ses mains, le thérapeute évalue l'état de tension, de vitalité, de réactivité du patient) et un temps de point d'appui durant lequel le thérapeute déplace ses mains, très lentement, de zones de douleur en zones de tensions. Le patient peut ressentir en direct les effets de la pratique : sensation de chaleur, de détente, de repos… Et apprendre, avec son thérapeute une nouvelle gestuelle afin de préserver les bienfaits de la séance et éviter de « froisser ses fascias ».

J’y vais si…

La fasciathérapie est réputée soulager durablement les patients douloureux chroniques et fibromyalgiques (douleurs musculaires et articulaires), les migraineux, les femmes enceintes et ceux qui ressentent des douleurs sans cause médicale connue. Les sportifs en apprécieront les bénéfices, au même titre que tous ceux qui souffrent d’une entorse, d’une tendinite ou d’un mal de dos persistant. On peut ressentir les premiers effets positifs au terme de la première séance. Si rien n’a changé après trois séances, c’est que la fasciathérapie ne peut rien pour vous !

On emmène les enfants

Si bébé souffre de reflux gastro-œsophagien, de plagiocéphalie (tête plate), de troubles du sommeil, pleure sans que l’on sache pourquoi… le praticien formé en fascia-pédiatrie essaiera de le soulager. De même qu’il pourra intervenir auprès d’un enfant qui souffre dans son corps (maux de ventre, migraines, foulure…) ou dans sa tête (phobie scolaire, troubles de la concentration…)

Comment choisir

Pour être certain de s’adresser à un praticien sérieux, on peut se référer à l'association FasciaFrance qui référence les coordonnées des praticiens formés dans votre région.

Date du conseil :
Article réalisé avec la participation de :
Isabelle Bertrand, docteure en sciences sociales, praticienn